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"Des 'pièces détachées' du 3e type"

"Selon Interpol, 'un certain nombre d’enfants algériens sont enlevés pour être transférés dans des structures médicalisées à l’étranger pour ensuite faire passer leurs reins en Israël'.
Cette semaine, c’est une horrible information que l’ONU a décidé de traiter. Il s’agit ni plus ni moins que du dépeçage d’êtres humains. Vous avez bien lu : un trafic international a actuellement cours qui consiste à prélever des organes sur des êtres humains et de les greffer sur d’autres. Mardi dernier, un rapport a été publié par l’organisation onusienne qui précise qu’'un accord international est nécessaire pour interdire le trafic d’organes humains, de tissus et de cellules, protéger les victimes et sanctionner les contrevenants, (sic)'. Le mot 'criminels' aurait été plus approprié que 'contrevenants' sorti droit du 'filtre' des expressions diplomatiques. Au-delà de la marche de l’ONU, il faut tout de même préciser qu’un tel trafic n’est pas à la portée du premier délinquant venu. Cela nécessite des fonds, des moyens et une expertise hors de portée des associations de malfaiteurs classiques. C’est pourquoi lorsque le plus grand quotidien suédois, Aftonbladet, a publié, en août dernier, un article affirmant que les soldats israéliens tuaient de jeunes Palestiniens et volaient leurs organes (l’auteur de cet article, le photographe et journaliste suédois, Donald Bostrom, précise même qu’il a été, en personne, témoin d’un tel incident au début des années 90), le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est lui-même monté au créneau pour menacer la Suède des pires représailles. Interpol a, de son côté, démantelé un réseau international de trafic d’organes, dirigé par un Juif du nom de Levy Rosenbaum. Selon Interpol 'un certain nombre d’enfants algériens ont été enlevés dans des villes d’Algérie pour être transférés dans des structures médicalisées à l’étranger afin de faire passer leurs reins en Israël pour les vendre à des prix variant entre 20.000 et 100.000 dollars. Les membres du réseau, parmi lesquels se trouvent des Algériens, réalisent, ainsi, des gains importants, sachant que l’enfant algérien enlevé est vendu à 40 millions de centimes (en dinars algériens)'. Au vu de l’énorme profit ainsi réalisé, on comprend ce qui rend aisé le recrutement de criminels qui n’ont d’Algériens que le nom. En réalité, les actions de ce genre ont connu leur plus grande médiatisation lors de l’agression israélienne contre les Palestiniens de Ghaza. On a su que l’armée israélienne enlevait des enfants palestiniens pour le compte des organisations chargées de l’horrible trafic. On a su également que le trafic était plus ancien et qu’il touchait plusieurs pays arabes dont l’Algérie. Le quotidien arabophone algérien Al Khabar a certes donné l’information en son temps, mais le plus étonnant est qu’elle n’a pas été reprise par les autres médias du pays au regard de son importance et de sa gravité. Nous voilà donc face à une nouvelle forme de criminalité. Qui plus est, se déroule à l’échelle internationale. Et encore une fois, des Algériens en sont victimes. La structure d’une telle organisation n’a rien à voir avec celle des passeurs de harraga, ni des pirates de l’océan Indien, ni même encore des trafiquants de drogue. C’est d’une toute autre ampleur. Une telle structure nécessite d’importants fonds financiers, une logistique exceptionnelle (structures médicales, équipements de pointe...) et pour couronner le tout, des hommes de science médicale parmi les meilleurs spécialistes dans la greffe d’organes ! Inimaginable qu’elle puisse être le fait de regroupements d’individus seulement. Il n’y a que la puissance et les moyens d’un Etat pour une telle entreprise. Et c’est toujours et encore Israël qui se distingue. Ce qui nous interpelle est le fait que notre pays ait été choisi comme terrain de chasse et les Algériens pour 'gibier'. Il est urgent que des mesures de protection et de répression appropriées soient prises. Que notre arsenal juridique soit revu en conséquence. Nos enfants et nous-mêmes sommes en danger. Il ne faut plus voir dans les enlèvements d’enfants des besoins irrésistibles d’adoption pour couples stériles. Ne plus voir dans les enlèvements de jeunes filles le seul marché de la prostitution ou des actes de violeurs. Non, c’est plus grave que cela. C’est une atteinte à l’intégrité de toute la nation."

zoume6@hotmail.com

Zouhir MEBARKI
http://www.lexpressiondz.com

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